Un cri dans la nuit

jeudi , 9, janvier 2014 Leave a comment

Un cri dans la nuit En 1980, le procès passionna toute l’Australie. Accusée d’infanticide, la femme d’un pasteur jure que son bébé a été emporté et tué, au cours d’un pique-nique, par un chien sauvage, un dingo. Mine fripée et frange brune, Meryl Streep s’est enlaidie pour incarner cette Lindy Chamberlain dont le grand défaut, d’emblée, est de n’être pas sympathique. Le montage habile du film dd Fred Schepisi explique bien ce curieux phénomène de société médiatique : au lieu d’apparaître comme une mère éplorée, déchirée, Lindy donne d’elle une mauvaise image. Les préjugés religieux font le reste, une campagne de haine se déclenche contre les Chamberlain. L’irrationnel ressurgit, Lindy est traitée de sorcière. On en vient à douter, tandis que s’accumulent les indices contradictoires. Erreur judiciaire ou non ? C’est surtout le rôle néfaste des médias que dénonce « Un cri dans la nuit » : l’ennui de l’opinion publique qui s’abreuve à une TV démago qui a créé et alimenté le soupçon en accablant Lindy. Meryl Streep a pris à cœur ce rôle et ce combat jusqu’à adopter l’accent australien (on ne s’en apercevra pas dans la VF !) et Sam Neill est aussi convaincant en pasteur, très » juste outragé ».

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