Rome, ville ouverte

jeudi , 9, janvier 2014 Leave a comment

RomeAttention, chef-d’œuvre ! Roberto Rossellini a tourné ce film sans argent, avec de la pellicule achetée au marché noir, quelques mois à peine après les événements qu’il dépeint : la lutte des résistants romains contre l’occupant, entre 1943 et 1944, alors que leur cité était proclamée « ville ouverte ». Le militant communiste Manfredi (Marcello Pagliero) se réfugie chez un typographe dont la compagne Pina (Anna Magnani), enceinte, se sacrifie pour le sauver. Mais Manfredi est trahi par sa propre maîtresse, une danseuse droguée qui ne partage pas ses idées.
Capturé par la Gestapo, Manfredi meurt sous la torture. Le prêtre Don Pietro (Aldo Fabrizi), qui s’est révolté devant cette atrocité, est fusillé devant des enfants. Le plus étonnant, c’est que Roberto Rossellini a tourné «à chaud », juste après la libération de Rome. Réalisé comme un reportage (en noir et blanc, bien sûr), « Rome, ville ouverte » marque la fondation de ce qu’on appellera le néo-réalisme. Surtout, le film est dominé par la présence bouleversante d’Anna Magnani, qui nous offre un magnifique portrait de femme du peuple.

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