Quelque part dans le temps

Mardi , 7, octobre 2014 Leave a comment

Voici le plus beau voyage dans le temps que nous ait offert le cinéma ! Adapté d’un roman (un peu longuet) de Richard Matheson, «Quelque part dans le temps » raconte un plongeon psychique dans le passé. Un jeune écrivain à succès reçoit, après la première représentation de sa pièce, la visite d’une vieille dame inconnue aux yeux pleins d’amour. Le temps passe et les angoisses du créateur l’envahissent, il se réfugie dans un grand hôtel balnéaire. En visitant son petit musée, l’écrivain tombe sur un tableau : le portrait d’une actrice dont il tombe éperdument amoureux et qu’il est décidé à rejoindre dans le passé, coûte que coûte. Par le conditionnement psychique, il ira la rencontrer et l’aimer cinquante ans plus tôt, jusqu’au jour où une anachronique pièce de monnaie… La nostalgie, le romantisme et l’amour fou sont toujours des parfums aussi subtils et enivrants (même si certains ralentis dérapent vers les clichés à la Lelouch !).Et ce film a le rare privilège de vous rendre heureux et triste à la fois. Les comédiens (notamment Reeve) sont superbes de sensibilité.

Gremlins

Regardez bien la jaquette de la vidéocassette «Gremlins»… et regardez l’affiche du film à sa sortie cinéma. La petite bébête dont on ne voyait que les deux mignonnes pattes a enfin décidé de sortir de sa boîte. Décision du distributeur français ? Pas du tout ! Spielberg a tout organisé, jugeant que le film est aujourd’hui suffisamment célèbre pour que l’on montre au moins le Mogwaï. Qu’est-ce qu’un Mogwaï ? Une adorable créature qui gazouille, roucoule et sourit comme un gros bébé joufflu né du croisement d’un chaton facétieux et d’un ours en peluche. Vous voyez le genre ? Qui ne fond pas de tendresse devant un Mogwaï n’est pas digne d’être admis à Disneyland ! Un Mogwaï a un mode d’emploi : il ne faut le mouiller ou le nourrir après minuit. Mais un accident arrive très vite et, alors, le Mogwaï engendre des Gremlins. De vilains, d’inquiétants, de terrifiants, d’insolents, de destructeurs… Gremlins ! Libérés sur une petite ville américaine bien tranquille, où tout le monde fête Noël, ça donne la plus incroyable des mises à sac. Un cocktail très explosif de terreur et de rire, d’épouvante et de burlesque. Car les Gremlins sont cruels et dangereux. Une mère de famille, dans la première scène-choc du film, en fait les frais entre son sapin de Noël et sa cuisine. Mais les Gremlins sont aussi à se tordre de rire lorsqu’ils occupent un bar et imitent les humains… ou quand la joyeuse bande regarde bruyamment «Blanche Neige» dans le cinéma local. Après «Piranha» et «Hurlements», Joe Dante confirme ici qu’il est un vrai cinéphile et un vrai cinéaste, un grand spécialiste du coup de poing émotionnel, intimement marié au clin d’œil humoristique.

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