L’homme de l’ombre

Lundi , 22, septembre 2014 Leave a comment

C’est la guerre. Dans cette petite bourgade du Texas, en 1944, la vie n’est pas rose pour Nita (Sissy Spacek), unique standardiste du téléphone local. Elle vient de quitter son mari alcoolique et occupe une petite maison isolée, élevant courageusement ses deux enfants, exploitée par son patron et rêvant de changer de travail, mais résignée en attendant… Pour couronner le tout, il y a de ces deux Sudistes, deux rustres épais, les frères Triplett, qui tournent autour d’elle en ruminant leur frustration sexuelle, comme des papillons attirés par une flamme. Lorsqu’un jeune marin s’arrête en chemin, pourquoi Nita refuserait-elle quelques instants de tendresse ? C’est alors que les commérages commencent. Plus énervés, plus obsédés que jamais, les ignobles frères Triplett décident de passer à l’action. C’est compter sans un inconnu qui rôde, cet homme dans l’ombre («raggedy man», le titre original du film) qui veille sur la sécurité de Nita et de ses enfants. Lors de la grande scène finale de terreur et de suspense, pourra-t-il intervenir à temps ? Voici un «petit» film d’atmosphère, au climat provincial très convaincant, aux personnages bien croqués, à l’émotion discrète mais intense — surtout grâce à la touchante Sissy !

SOS fantômesSOS fantômes2

Devant un film comme «SOS fantômes»„ on se demande où ils vont chercher tout cela ! «Ils», c’est d’abord les deux scénaristes du film, Dan Aykroyd et Harold Ramis, qui sont aussi deux des trois chasseurs de fantômes du film. Comme ses deux autres camarades, Aykroyd, le partenaire d’Eddie Murphy dans «Un fauteuil pour deux» ou de John Belushi dans «The blues brothers», fait partie de la couvée «Saturday night live»… le show TV en direct que toute l’Amérique attend et qui a révélé la plupart des nouveaux comiques américains du moment, Eddie Murphy entête, Aykroyd a toujours aimé et un peu cru aux fantômes. Il a imaginé l’histoire de «SOS fantômes», délirante à souhait et propice aux scènes d’effets spéciaux. Ça commence avec le fantôme-vieille dame de la bibliothèque. Ça continue avec le fantôme-glouton de l’hôtel. Ca enchaîne avec le monstre dans le réfrigérateur de Sigourney. E1 ça se termine avec l’apocalypse sur le toit de l’immeuble et le Mash Mallow boy géant semant la panique dans les rues de New York. La réussite de «SOS fantômes», c’est cet équilibre entre le délire le plus complet des événements et le sérieux avec lequel sont abordées les situations. De ce décalage naît le comique. Les fantômes font à la fois sourire et frémir. Et, tout en étant très ravageurs et à la limite du débile, les chasseurs de fantômes sont assez efficaces et crédibles dans leur mission salvatrice. Il faut les voir, avec leur attirail (qui marche) chassant et capturant les fantômes. Le face à face entre ces techniciens du surnaturel et les créatures de l’au-delà ont une ampleur et une saveur jamais vues. Les gags sont inégaux, mais une telle originalité comique est un plaisir à ne pas manquer !

Please give us your valuable comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>