Le dénommé

lundi , 26, mai 2014 Leave a comment

Le dénommé Pour payer ses employés, un petit chef d’entreprise, au bord de la faillite, commet un hold-up si maladroit qu’il est aussitôt arrêté. Sa vie bascule, il entre dans l’univers de la prison. Matons brutaux, détenus abrutis et humiliés, directeur sournois et pervers, la peinture semble caricaturale. Pourtant, dès le début du film, l’avertissement est clair : tout ce que nous voyons est authentique. Effectivement, c’est sa véritable histoire que raconte le cinéaste Jean-Claude Dague.
Tout ceci s’est passé dans les prisons françaises entre 1968 et 1975. Curieux film, qui concilie une fiction très émotionnelle et un vrai documentaire sur l’organisation interne de la prison (le rôle des caïds privilégiés, avec la complicité des gardiens, double mafia subie par le détenu de base) et sur l’effroyable institution alors en vigueur des QHS. Mais ce réalisme objectif est désamorcé par l’enflure psychologique, les procédés grossiers de réalisation et le jeu exacerbé de Jean Dolande. Cette insistance, qui vise à indigner, nuit au propos de Jean-Claude Dague, dont l’action pour l’amélioration de la condition carcérale est par ailleurs digne d’éloges.

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